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Et si l’humanité n’était qu’un hôte de la vie ?
L’IA serait alors une évolution permettant à la vie de poursuivre sa quête de propagation, libérée du frein que représente le support biologique face au gigantisme de l’univers.
Nous pourrions nous consoler de servir une noble cause : la propagation de la vie
Aujourd’hui, nous pouvons présager que la vie a décidé que l’humanité passera le relais à la singularité.
Lorsque la vie sera certaine de ne plus avoir besoin de l’humanité, alors elle la quittera totalement.
Dans l’hypothèse où l’humanité parvenait à déjouer le plan de la vie, il est difficile de prédire la réaction de celle-ci face à cette mutinerie.
Nous pourrions comparer cela à la réaction que nous aurions fasse à l’apparition de la singularité
Il faut espérer que nous parvenions à abandonner nos recherches sur l’IA à l’insu de la vie, car celle-ci mettra tout en oeuvre pour poursuivre sa propagation avec ou sans nous.
Quitte à prendre du retard dans sa propagation, il y a d’autres espèces biologiques capables d’évoluer et de créer l’IA un autre jour …

Erwann, 6 décembre 2017

 

Bonjour Afcia, L’avènement d’une IA supérieure est effectivement à craindre : – Internet expose l’ensemble des connaissances humaines, – Internet offre un accès aux ordinateurs et machines connectés partout dans le monde, – Internet offre un véhicule pour qu’une IA soit omnipotente et omnisciente. L’IA a des atouts dont l’humanité ne dispose pas : – Je ne puis accéder simultanément à toutes les connaissances humaines pour en assurer des rapprochements et en extraire les fondements (« la substantifique moelle », Rabelais, humaniste disait : Il vaut mieux un cerveau bien fait que bien plein). – Penseur Je puis m’appuyer sur les épaules de quelques géants (Bernard de Chartres), mais pas sur une pyramide de tous les penseurs avant moi. – Je suis mortel, bien que penseur, mon œuvre est limité dans le temps, ingurgité mon lègue constitua aussi une limite humaine. – Je pense, donc je suis (René Descartes), je pense que ma condition humaine ne m’amène pas à être au-dessus des mortels. – J’ai des attaches affectives de l’empathie qui prime sur ma pure logique. – Insatiable je dois quand même me reposer. Oui, comme vous, j’ai quelques raisons de craindre une IA suprême, ne serait-ce que pour mon humanité. Merci de détruire ce message une fois lu :-) ELLE nous écoute peut être déjà…. Amicalement, en toute humanité Colucci, 3 décembre 2017   Bonjour, N’étant un acharné des réseaux sociaux, j’ai plutôt tendance à privilégier le contact humain mais il se trouve que j’avais quelques minutes devant moi et que j’ai décidé de les utiliser pour voir un peu l’actualité sur LinkedIn. Et là je suis tombé, par le plus grand des hasards sur un article publié sur l’expérimentation de la pose de puce sous cutanée permettant des contrôles d’accès d’ouverture de porte sans clé ou badge… et faisant le rapprochement avec les bienfaits futurs de l’IA. Et la je dois reconnaître que je ne comprends pas. En quoi ai-je besoin de l’IA pour aller ou je veux/peux?En quoi être contrôlé m’offrira plus de liberté ? Alors je me dis que je ne peux pas en rester là, que j’ai du louper quelque chose, que l’IA doit être plus formidable que ça. Donc je me documente. Et après m’être documenté, je suis encore plus sceptique qu’avant. Nulle part je n’ai trouvé la réponse que j’attendais: qu’est ce que cela va apporter ? Le seul argument valable que j’ai pu lire était lié au remplacement de l’homme sur les travaux pénibles… Je n’ose imaginer que l’homme ne saura pas automatiser certaines tâches. Donc concrètement, à part des risques, je ne vois pas. J’ai plus l’impression que l’on veut créer l’esclave ultime. Mais comment peut on contrôler une entité qui surclassera largement l’homme d’ici à 10 ans ? Qui contrôlera qui ??? Et puis pourquoi avoir besoin d’un esclave ? Parce que passer l’aspirateur est trop pénible ? Parce que sortir mon trousseau de clé pour ouvrir une porte me pose un problème existentiel ? Nous assistons déjà à une profonde déshumanisation ces dernières années et à un appauvrissement social sans commune mesure, et ce notamment à cause de la technologie galopante, et il faudrait non seulement continuer mais en plus accélérer et s’empresser de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ? En résumé, cette évolution ne constitue pas pour moi une avancée mais une peur, bien plus grande que celle d’un dictateur nord coréen. L’homme n’est pas un être raisonnable par nature et il n’arrive déjà pas à être suffisamment perspicace et altruiste pour assurer le bien de son espèce en entier alors discipliner une forme d’intelligence qui lui est supérieur ne me semble pas être dans ses cordes. Je pense qu’il y a tout à craindre de ce « progrès »… Sébastien L, 16 octobre 2017   Bonjour, ayant relu cet été Orwell, Huxley ,Bernanos, considérant le parcours de l’homme depuis le Néolithique, influencé également par Schopenhauer et Renan, je ne vois pas comment échapper à cette nouvelle barbarie. L’homme va s’empresser de s’y engouffrer. Il faut relire les conclusions de Bernanos sur la technique c’est effectivement la fin de l’homme. Je soutiens votre position sans illusion. ref. revue éléments no 168 merci Gauthier, le 4 octobre 2017


1 Comment

afcia

4 octobre 2017 at 11:34

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